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Vacances été 2021

Préparation après confinement

27/06/2021

Préambule

Voilà de longs mois que le confinement puis le couvre-feu nous ont empêché de faire de longues sorties, là-haut en montagne. La forme physique est bien présente puisque nous habitons à Prayols dans le parc naturel régional des Pyrénées Ariégeoises. Nous sommes sortis tous les jours dans les limites autorisées et nous avons réussi malgré tout à faire 50000 mètres de dénivelé positif en 6 mois.

Mais la forme physique n'est pas tout. Il faut s'assurer que le matériel qui n'a pas été utilisé est en bon état, que l'on ne va pas oublier quelque chose... En effet, une fois partis, il serait regrettable de devoir arrêter par impréparation.

Le seul moyen c'est de faire une sortie sur un week-end dans un secteur que l'on connait parfaitement et qui est facilement accessible. Le massif de Tabe avec son refuge ⎋(1) (non gardé) du même nom est la destination idéale pour nous.

La sortie

Préparation

Exceptionnellement, Joulua montera sans son sac de bât. Il est trop vieux et elle risque de perdre des affaires. Nous les prendrons donc dans nos sacs. Il va falloir lui en racheter un ; cela fera un beau cadeau d'anniversaire.

Pour le reste, il nous semble avoir tout pris pour dormir, manger, lire... Nous cherchons : un déménagement est en effet passé par là depuis notre dernière longue sortie ; on contrôle et recontrôle et tout part dans les sacs.

Prêts à partir. Ça fait du bien.

Samedi 26 juin

Montée à la cabane

La montée est tout ce qui a de plus classique. La voiture est garée en sortie de Cazenave en venant de Mercus. Il faut remonter un peu vers le centre du village et ensuite c'est indiqué avec un départ sur la droite à la première montée sur béton. D'ailleurs, je trouve que le circuit est mieux indiqué qu'il y a quelques temps.

Départ à 8h05, chaussures aux pieds. Comme nous montons sans être trop chargés, je décide d'y aller avec les chaussures de trail que j'utilise depuis plusieurs mois. Mes genoux m'en remercient tous les jours et les chevilles tiennent bon. Ce sera un bon test pour la suite.

Donc, on monte sans se presser puisque nous n'avons comme objectif que de faire le mont Fourcat dans la journée après avoir établi notre séjour dans la cabane. Les 720 mètres de D+ sont réalisés environ une heure trente sur un circuit forestier que nous apprécions toujours.

Juste avant d'arriver, en sortie de forêt, nous voyons les vaches qui paissent a priori tranquillement. Que nenni ! Elles se regroupent en nous voyant arriver, semblent s'éloigner et convergent ensuite vers nous, toutes regroupées. Avec Joulua, nous passons le plus au large possible pour éviter que la présence des veaux rendent les mères un tantinet agressives.

Finalement, cela n'aura été qu'un avertissement et nous arrivons à la cabane sans encombre. Nous nous installons après avoir fait un peu de ménage et constaté que l'eau coule toujours au robinet, même si le filtre à la source semble ne pas très bien marcher. Elle est un peu troublée par quelques sédiments qui se déposent rapidement.

Comme nous allons manger quelque part vers le mont Fourcat, nous préparons le repas et emportons le strict nécessaire.

Mont Fourcat

Pour s'y rendre, nous prenons la croupe à l'arrière de la cabane en la contournant au début par la gauche par un sentier évident qui se dédouble de l'autre côté.

Nous ferons le retour par le pic de l'Estagnole et donc plutôt que de faire deux fois le trajet, nous continuons par le sentier double (ancienne piste a priori) qui va jusqu'au col d'Aygue Torte.

Le vent souffle et il sera plus agréable de trouver un coin à l'abri pour manger. Il y a déjà du monde au sommet ; nous les voyons de loin ; entre le vent et les gens, nous ne resterons pas longtemps. Ce sommet, atteint en une heure trente, nous étant bien connus, ce n'est pas bien important.

En mémoire de certaines personnes, nous déposons un caillou de plus sur le cairn sommital. Quelques photos sont faites et nous partons manger vers le sommet adjacent des Terbèzes.

Nous descendons un peu sur la crête nord-est à la recherche d'un coin abrité pour nous restaurer. La vue est comme toujours superbe de ce point :Vue sur la crête allant du pic du Han jusqu'au pic de Soularac avec la station des Monts d'OlmesVue sur le mont FourcatNous sortons l'eau, le pain, le jambon, le fromage et le couteau. Tiens ! Mais il est où le couteau ? Bien rangé, en bas dans la cabane, pas dans le bon sac. Heureusement que le jambon est déjà en tranche et que le fromage et le pain se découpent sans difficulté. À ne pas oublier pour les prochaines fois.

Une fois repus, il ne reste plus qu'à revenir en retrouvant puis en suivant le GRP Tour du Massif de Tabe ⎋(2) jusqu'au col avant le pic de l'Estagnole et prendre à droite hors sentier vers la cabane en restant en haut de la croupe. Nous jetons un dernier regard vers notre destination de demain, le pic du Han.

Vue sur le pic du Han

De retour à la cabane, nous allons nous reposer l'après-midi en lisant et admirant les mouflons qui passent dont quatre viendront juste à côté de la cabane en début de soirée et y passeront 30 à 40 minutes pour notre plus grand bonheur.

Nuit tranquille le soir avec les chevaux qui assurent le spectacle sonore.

4 chevaux devant le refuge du Pla de Tabe

Que du bonheur retrouvé !

Dimanche 27 juin

Et les photos de nuit demandent les plus impatients d'entre vous ? Il faudra attendre encore ; les conditions ne sont pas présentes pour en faire.

Pic du Han puis de Galinat

Ce matin nous allons partir faire le pic du Han et plus si affinité.

Le départ se fait comme pour le mont Fourcat mais on continue toujours en croupe pour passer le pic de l'Estagnole. En montant au-dessus de la cabane, un lièvre détale à quelques mètres de nous sous le regard attiré de Joulua (bon OK, il a fallu que je lui demande de ne pas le poursuivre).

En passant au niveau du col de la Coume Respatière au-dessus de la cabane de l'Estagnole, c'est au tour d'un renard de détaler. "Un compagnon de jeu !" s'emballe Joulua. Elle s'arrête sur mon ordre mais je devine bien qu'elle est vraiment frustrée de ne pas jouer avec ce nouvel ami.

Du haut du pic du Han, le panorama est toujours aussi beau mais le vent et la fraîcheur du jour n'incitent pas à y rester.

La chaine des Pyrénées et l'Estagnolette depuis le pic du HanLe mont Fourcat depuis le pic du Han

Nous poussons ensuite jusqu'au pic de Galinat pour lequel la montée depuis le col de Cadène a été modifiée. Un sentier que je ne connaissais pas et qui est très récent a priori évite de poser les mains sur quelques mètres par une montée plus directe. Nous découvrirons plus haut qu'en fait le sentier a été aménagé pour permettre aux personnes de monter des Monts d'Olmes et faire une boucle.

Le pic du Han et le mont Fourcat depuis le pic de GalinatLe pic Saint-Barthélemy depuis le pic de Galinat

La descente se fait par la crête Sud jusqu'au pas de l'Estaing surplombant l'étang d'Appy qui reçoit beaucoup de monde.

L'étang d'Appy en descendant du pic de GalinatL'étang d'Appy en descendant du pic de GalinatL'étang d'Appy en descendant du pic de Galinat

Nous le leur laissons de bon cœur et repartons par le GRP jusqu'au col de Cadène.

Il est tout à fait possible de rentrer sans reprendre le pic du Han en coupant vers l'Estagnolette et en remontant ensuite par le Roc de Lauzate mais faire deux fois le pic du Han est plus intéressant.

Finalement, cela s'avère payant car nous allons voir plusieurs mouflons devant nous qui traversent tranquillement mais à bonne distance le sentier.

Au niveau du col de la Coume Raspetière, nous descendons vers la cabane de l'Estagnole, fermée et réservée toute l'année au berger, pour rejoindre la piste nommée route de Verdun en suivant plus ou moins le ruisseau. La piste nous ramène facilement à la cabane après 4 heures de marche.

Nous aurons vu entretemps une bonne trentaine de mouflons en plusieurs hardes pour notre plus grand bonheur et un peu de tristesse pour Joulua. Mouflon / Brebis, c'est presque pareil nous fait-elle comprendre.

Retour au parking

Une fois restaurés et les affaires rangées, nous repartons par le même chemin que la montée et nous retrouvons une heure après notre voiture après un bon week-end et l'assurance que nous pouvons repartir les yeux presque fermés.

Le tracé

La trace GPX du week-end

Stéphan Peccini

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Notes et renvois

(1) : lien envoyant dans un autre onglet sur le site Pyrenees-refuges.com ┃ retour au texte ䷀
(2) : lien envoyant dans un autre onglet sur le site crdp09.com ┃ retour au texte ䷀